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Rire en temps de crise

de Marie Mandy

Le contexte économique difficile, la confusion politique, les attaques terroristes et le discours anxiogène général nous donnent plutôt envie de serrer les dents (en tout cas, c’est valable pour moi). A partir de là, j’ai commencé à observer les comportements qui touchent au rire, et j’ai en effet constaté que la belle joie de vivre est un peu entamée. 

C’est comme si nous étions moins disponibles dans la tête pour rire, peut-être trop envahis par la pression et les soucis ? Le bon rire naturel et spontané́, bien salvateur, qui coule de source, qui jaillit et fait sautiller notre diaphragme jusqu’à en avoir mal au ventre semble légèrement en perte de vitesse.

Et l’avoir perdu, ça ne nous fait pas du bien. Car, du coup, les diaphragmes se coincent, les dos aussi, notre corps n’a pas son quota d’hormones vivifiantes et notre santé en prend un coup. « Le rire est le propre de l’homme » disait Rabelais. Serions-nous en train de nous déshumaniser ? Oui, il y a peut-être une inquiétude de ce coté́-là. 

Rien qu’en région Ile-de-France, on trouve une vingtaine de clubs du rire. Nous allons plonger dans deux de ces clubs pour découvrir l’extraordinaire histoire du pouvoir du rire et mesurer les enjeux physiologiques et sociétaux de cette drôle de pratique.